01.10.2006

Endettement permanent

Après le blog tenu par un animal de compagnie, celui qui tourne autour des conversations de son auteur sur MSN (assez drôle d’ailleurs), le blog écrit en noir sur fond noir (à conseiller à certains), voici le blog… comment dire ?… à endettement permanent.
http://maviedechateau.canalblog.com/

Comment cela va-t-il tourner ?
Cette descente aux enfers (monétaires) porte en elle-même les germes de sa fin prochaine. Le concept plaît. Si, si, ça va plaire. Plaire comme plaisent les émissions à questions-réponses dans lesquelles on constate avec ravissement qu'il y a plus con que soi, sauf que là, on constate qu’il y a des gens plus dans la merde financièrement. Bref, le concept est porteur. Mais pour continuer à faire de l’audience, il va falloir aller encore plus loin. Plus loin cela veut dire commencer son deuxième mois de « blog heur » à – 1000 (soyons raisonnables), puis le troisième à – 5000. Mais la banque va-t-elle suivre ? Va-t-on lui couper l’électricité ? Comment va-t-il pouvoir continuer à rédiger ses billets ?

30.09.2006

Soutien à notre collègue Redeker

Je ne partage pas toutes les opinions exprimées par M. Redeker dans son article du Figaro du 19 septembre. Mais une chose est certaine : je soutiens totalement son droit imprescriptible de s’exprimer sur l’Islam sans encourir de menaces, de pressions d’aucune sorte.Les fondamentalistes et leurs homologues faussement modérés qui cherchent respectabilité et visibilité en France ou ailleurs sont des corps étrangers à la République, laïque et respectueuse des opinions de chacun. Et je l'affirme sans détour : un musulman ou un croyant d’une quelconque confession ne respectant pas ces principes fondamentaux de notre démocratie ne peut être qu’un adversaire à l'ensemble de la communauté nationale.

En soutenant le droit de parole de Redeker, il s’agit également d'empêcher les extrémistes de droite d'investir la défense de la liberté de parole qu’ils ne souhaitent pas plus sauvegarder que leurs homologues islamistes, mais bien confisquer à leur avantage. En se faisant les parangons de la lutte contre l’Islam, ils poursuivent un but électoraliste en cultivant la peur chez nos concitoyens pour faire la promotion de valeurs xénophobes et racistes. La liberté d’expression les gêne aussi quand elle les dessert.

Pour ces raisons, tous les citoyens français doivent faire front contre la pieuvre musulmane qu’il s’agit de contenir dans la sphère privée et non de laisser envahir l’espace public. Il n’y a rien de plus important à sauver que nos acquis de 1905, garanties de concorde entre les français de toutes les confessions religieuses s’ils savent garder leur foi pour eux.Un bon croyant est un croyant soumis aux lois de la République. Une, entière, indivisible et au dessus des intérêts personnels.

 

Pour avoir exprimé ses opinions, cet homme est aujourd'hui obligé de vivre dans la clandestinité. Il a quitté son emploi et ses élèves, sa maison et ses collègues. 

 

Le texte de l’article incriminé.

Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?, par Robert Redeker

Par Robert Redeker (Philosophe. Professeur au lycée Pierre-Paul-Riquet à Saint-Orens de Gammeville. Va publier Dépression et philosophie (éditions Pleins Feux)..

"Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer.

L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l'interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l'argument avancé : risque de «troubles à l'ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l'affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l'oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l'ordre public» que le string. Il n'est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l'islam. Ou, à tout le moins, qu'elle résulte de l'insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s'élevaient contre l'inauguration d'un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s'opposent pas à la construction de mosquées. L'islam tente d'obliger l'Europe à se plier à sa vision de l'homme.

Comme jadis avec le communisme, l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l'instar du communisme d'autrefois, l'islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d'une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd'hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd'hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l'ouverture à autrui, propre à l'Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l'autre doit toujours passer avant moi. L'Occidental, héritier du christianisme, est l'être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l'identique de feu le communisme, l'islam tient la générosité, l'ouverture d'esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu'il veut exploiter au moyen «d'idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d'imposer l'ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d'inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».

D'autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Église.

Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n'est pas qu'un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

Cette lapidation, s'accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d'éliminer cette violence archaïque, à l'imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c'est-à-dire l'entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l'islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l'islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l'Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l'oeil du Coran, pullulent en son sein."

25.09.2006

Soral

Alain Soral entretient une troublante similitude avec le jazz : le plus énervant chez lui, c'est son public.

24.09.2006

Brèves de salle des profs

C’est chez soi qu’il faut commencer à faire le ménage avant de vouloir le faire chez les autres...
Quelques remarques de mes (ex)collègues de collège pour mettre en pratique.

- Où est la liste des professeurs principal (sic) ? (répété trois fois de suite)

- Ce week-end il y a une foire aux chiens à Compiègne. C’est loin, mais je ne peux pas rater ça !

- Je ne lis plus, ça me rappelle le boulot.

- Quelqu’un sait qui est… René… René Coty ?

- Tu donnes des textes à copier à tes élèves en punition ?
- Oui…
- Et de qui ?
- Vallès.
- Qui ?
- Vallès. Jules Vallès.
- Connais pas…
(Madame est agrégée de lettres)

- J’aimerais vraiment aller à la fête de l’Huma le week-end prochain : il paraît que y’a Diams en concert !

- Quand tu auras des enfants, tu comprendras que donner des devoirs aux élèves ça emmerde surtout les parents !

(A la formatrice IUFM en informatique)
-… non, moi je suis sur mac depuis quelques années maintenant.
- Sur quoi ?
- Mac…
- …
- Apple ?
- Oui, une « pomme » et alors ?

Rentrée (bis)

J’aurais fait deux rentrées des classes cette année. Sympa. Une au collège pour l’année scolaire la plus courte de l’histoire de l’enseignement : deux semaines. L’autre à l’Université, dans moins d’un mois maintenant.
Le détachement est acquis, tout va bien dans le meilleur des mondes. J’avais quand même du mal à imaginer que Môsieur le Recteur refuse un détachement à notre vieille et estimée Sorbonne. Mais cela arrive paraît-il. Il va maintenant falloir faire tourner le labo et se pencher sérieusement sur la thèse. Retrouver mes chers cartons d’archives et valoriser tout cela en allant à droite et à gauche communiquer dans tous les séminaires et autres rencontres scientifiques qui voudront bien de moi.

En cette période troublée, je n’ai pas beaucoup alimenté mon blog et je me suis fait tirer les oreilles pour ces nombreuses absences injustifiées. Mais avec le retour à des perspectives autrement réjouissantes que de regarder tous les jours dans la boite aux lettres pour voir si l’arrêté rectoral est arrivé, je promets de tenir cet endroit à jour régulièrement.